Déjeuner à Ledreux – 21 mars 2014

Compte-rendu API-PEEP

Déjeuner de parents d’élèves à la cantine de l’école Ledreux, le vendredi 21 mars.

 

Etaient présents : Mmes Boiron (adjointe au Maire) , Weckman (directrice des affaires scolaires), de Préval (en charge des relations parents d’élève).

Etaient aussi présents Madame Boubarne, Responsable des cantines de Maisons-Laffitte et Monsieur Bouhafs, responsable des centres de loisirs, (animateurs)

Madame Gerbaud (Peep),

Mesdames Borges et  Julier ainsi que Monsieur Guillemarre (API) : parents d’élèves.

 

Ce que nous avons constaté :

Sur le plan de l’hygiène : les plateaux, couverts, tables étaient dans un état de propreté satisfaisant, plateaux néanmoins mouillés où on hésite à poser son pain. Les enfants sont invités à se laver les mains (savon liquide disponible en quantité suffisante).

Sur le plan du confort général : la salle est assez confortable (luminosité correcte et bruit acceptable).

Sur le plan de l’encadrement : les enfants déjeunent sous la surveillance d’adultes qui gèrent la discipline et les incitent à manger (1 à 2 adultes dans la salle de restaurant). Le directeur y déjeune tous les jours.

Sur le plan de l’organisation du déjeuner : les enfants se servent d’une entrée, de pain, d’un laitage et d’un fruit puis on leur donne une assiette chaude. Ils ont la possibilité de demander le plat principal « sans sauce » sachant qu’un minimum de sauce reste cependant nécessaire car elle est requise pour le réchauffage du plat (la cantine est en liaison froide). Les enfants s’installent ensuite où ils veulent, sous la surveillance des adultes. Les repas sont servis en flux tendus, les classes se succédant les unes aux autres.

Qualité du repas : nous, adultes, avons trouvé ce repas « bon » correct, c’est-à-dire satisfaisant  pour une cantine, avec du gout et nourrissant. Il s’agissait de céleri en entrée, de riz-ratatouille poisson en plat principal, d’un yaourt nature bio et d’une pomme. Le pain (bio) est bon et en quantité suffisante (accès libre).

Les explications fournies par les représentants de la municipalité suite aux malaises de 12 enfants qui ont mangé à la cantine le 17/03 :

Ces enfants ont dû manger un repas de dépannage car le nombre de repas prévus ce jour-là était insuffisant. En moyenne, 400 repas sont servis par jour à Ledreux et il arrive (enfants qui n’ont pas été inscrits, qui ont oublié ou autre raison) qu’un certain nombre ne puisse consommer le repas prévu. Le repas de dépannage ce jour-là était composé de raviolis au tofu qu’il a fallu réchauffer en urgence : le réchauffage a-t-il été correctement effectué ? La sauce accompagnant ces raviolis était-elle digeste pour des enfants ?

Le médecin de l’ARS ainsi que la DDSV des Yvelines (qui est en charge de la sécurité des cantines) suivent le dossier et devraient rapidement transmettre leurs conclusions à la municipalité qui doit les communiquer aux représentants de parents.

Nos observations :

– une grande majorité des enfants NE TOUCHE PAS aux plats chauds ! Nous avons pu le constater ce vendredi 21 alors que le plat principal  était en l’occurrence tout à fait satisfaisant. Si les animateurs peuvent inciter les enfants à manger, ils ne peuvent évidemment en aucun cas les forcer.  Peut-être qu’un ou deux animateurs supplémentaires seraient par ailleurs nécessaires afin de garder un œil sur les plateaux qui sont  redéposés.  Si les enfants sentent que les adultes sont vigilants sur la nécessité de manger avant de repartir faire des apprentissages, ils seront peut être incités à goûter les plats.

– la plainte récurrente des enfants qui se plaignent du plat principal qui serait froid semble s’expliquer pour une bonne part par le fait qu’ils ne commencent pas par manger celui-ci en début de repas (il devient donc rapidement froid…), il serait utile de rappeler aux enfants en début d’année qu’il est possible de réchauffer son assiette au micro onde.

– les dispositions réglementaires (décret de septembre 2011) obligent les cantines à servir des repas conformes aux normes nutritionnelles admises (variétés de plats, équilibre général des menus). La solution ne peut donc pas être de servir ce que les enfants aiment naturellement manger (pâtes à tous les repas !).  L’enjeu est de concilier l’équilibre nutritionnel et l’apport d’énergie nécessaire pour que nos enfants puissent étudier correctement (pour mémoire, le repas du midi doit apporter 40% de l’énergie nécessaire pour la journée) et sur ce plan, le compte n’y est absolument pas.

– Les responsables de la cantine ont admis qu’il y a eu ces derniers mois une baisse de la qualité des repas et que le changement du cuisinier chez Sodexo devrait améliorer ceux-ci. Selon le directeur, ce changement est effectivement visible depuis l’accident du lundi 17. Ce qui laisse penser qu’une vigilance continue auprès du prestataire est nécessaire.

–  Ces difficultés alimentaires de nos enfants entraînent par ailleurs un gâchis énorme et insupportable (plateaux jetés à peine touchés par l’enfant).

Actions  possibles :

– nous attendons beaucoup du sondage et comptons vraiment sur les parents pour nous aider à comprendre

– dire et redire aux enfants de commencer par le plat chaud

– dire et “re-redire” aux enfants de goûter les plats même s’ils pensent qu’ils n’aiment pas, de demander moins de sauce s’ils préfèrent…

– proposer aux parents des futurs CP une visite de la cantine lors de la kermesse de Ledreux afin d’expliquer le fonctionnement de celle -ci (quand on voit, on comprend mieux). Rendre la cantine plus attractive pour les enfants, communiquer avec eux sur le sujet, organiser des jeux sur cette thématique pour leur faire apprécier ces repas pris en communs ( à organiser par les animateurs : élire  le menu préféré de la semaine , quizz sur un plat ) Bref faire en sorte qu’ils aiment aller à la cantine et donc qu’ils mangent (cf déjeuner = 40% des apports de la journée).

– Etudier les différentes organisations possibles pour la cantine : liaison chaude, liaison froide, liaison mixte.

– Exiger de la mairie une transparence totale sur le dossier cantine (suivi des incidents, relation avec le prestataire, tarif…) comme la loi le prévoit

– prévoir un nombre de repas supplémentaire pour être sur que les enfants qui souhaitent manger aient suffisamment dans leurs assiettes, certains se plaignent de ne pas avoir assez. Eventuellement, solliciter l’avis des enfants sur la quantité  à mettre dans leur assiette.  La pénalité appliquée pour la non inscription pourrait être reportée sur le coût de ces repas supplémentaires.

– éviter les plats trop originaux, une grande partie des enfants n’aiment pas les plats qu’ils ne connaissent pas, rester dans des menus classiques avec un menu découverte par mois.

3 réponses sur “Déjeuner à Ledreux – 21 mars 2014”

  1. Bonjour,
    Merci pour ces remontées . Les repas sont ils les mêmes dans toutes les écoles ? Personnellement, mon enfant ne fait aucun commentaire sur les repas servis à bois bonnet. Pour les quantités, je pense aussi qu’il faudrait réduire d’office la quantité servie pour le plat chaud, et laisser les enfants s’exprimer ou venir se resservir s’ils en veulent plus ? L’idée de quizz ou de vote sur les menus me semble aussi intéressante. Je ne sais pas s’il est gérable de laisser une feuille à remplir sur chaque table, à compléter avant de se lever et à relever en fin de service ? L’avis en direct des enfants me semble plus facile à collecter que via le sondage qui a été organisé (c’était néanmoins une bonne initiative).

  2. Bonjour,

    Cette conclusion est celle des parents ayant déjeuné le 21 mars dernier à la cantine Ledreux. Cela ne préfigure en rien, ni ne discrédite pas les dires des enfants. Il y a un réel souci du côté de la cantine: il nous faut l’identifier afin d’y remédier.

    Merci pour votre suggestion sur la gestion des quantités. Elle va être remontée à Marie-Noëlle qui représentera Eric et Béatrice du bureau lors de la réunion du 29 avril.

    Restant à votre service.

  3. Merci pour ces remontées
    Un peu étonnée cependant quant aux conclusions sur le côté gustatif, ayant une enfant « facile  » à table et qui pourtant se plaint souvent (c’est « dégoûtant »)
    J’ajouterai en outre qu’ayant connu des cantines scolaires dans des villes différentes, c’est la première fois que ces commentaires remontent.

    Sur la gestion des quantités : ne peut il pas être envisagé, en expliquant pour ne pas stigmatiser les enfants, que les non inscrits passent au dernier service ? Je comprends que la gestion des non inscrits doit difficile mais il semble injuste que les enfants inscrits régulièrement pâtissent de l’oubli d’autres parents (vécu pour ma fille le jour du repas de Noël, le repas de remplacement à été mal vécu …)

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